Vins de Savoie

Prochaine dégustation du DVH : dimanche 2 septembre 2012

Cette année la dégustation des Grands Vins du DVH se fera dans l’atelier du sculpteur Nicolas Lavarenne à Seyssel situé en face du parking du Carrefour Market (à l’entrée de Seyssel depuis Genève). Ainsi il n’y aura plus de problème de parking et l’atelier de Nicolas est suffisamment grand  pour absorber plusieurs centaines de personnes même lorsqu’il pleut ! Tous nos vins bio, en micro-cuvées d’exception,  issus de raisins cultivés sans aucune molécule de cuivre, molécule très toxique pour nos sols et pour nous, pourront être dégustés dans l’atelier de Nicolas Lavarenne. Les vins 2011 issues de cépages spécifiques de Seyssel et de Savoie  comme la mondeuse, l’altesse ou roussette, le pinot noir, le noble gamay,  la jacquère, la molette et l’aligoté pourront être tester.

L’atelier du sculpteur est magique et les sculptures en plâtre, accrochées  au plafond et aux murs sont impressionnantes. Depuis 1984, Nicolas Lavarenne expose ses oeuvres dans le monde entier et fait partie des collections personnelles et publiques de nombreux amateurs. Les installations urbaines composées  de corps nus aux tendons et muscles tendus sur des échasses  comme le « Grand Guetteur »  ou les « Trois Jockeys » sont d’une beauté interpellante.

Grand guetteur nicolas lavarenne seyssel

   bronze Nicolas Lavarenne, Seyssel  Grand songeur, Nicolas Lavarenne, Seyssel  Songeur albigny Nicolas Lavarenne, Seyssel

 

 

 

 

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La plaquette du DVH ou tout savoir sur le DVH en un clic

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Plaquette du Domaine de Vens-le-Haut, DVH 2012. Tout savoir sur nos vins bio de l’appellation AOC vins de Seyssel ou de l’appellation AOC vins de Savoie et de l’appellation vin de Pays d’Allobrogie. La production des vins du DVH se fait dans nos caves de Seyssel et dans nos caves de Chautagne, Serrières. Nos vignes se situent à Vens-le-Haut, en Chautagne, à Corbonod et à Anglefort.

Médaille d’argent pour notre Gamay 2010, AOC vins de Savoie au Concours International du Gamay 2012, Lyon

 

Bonne nouvelle pour nos amateurs de vins et spécialement de gamay de Savoie. Notre  gamay 2010 a obtenu une médaille d’argent au Concours International du Gamay qui a eu lieu le 14 janvier 2012 à la Cité Internationale à Lyon, France. Il y avait plus de 600 participants et que 169 médaillés! Ainsi le gamay 2010 AOC vins de Savoie rouge du DVH, se place à coté des grands Morgon, Chénas, Juliénas, Fleurie et autre Moulin à Vent tous issus du noble et grand cépage Gamay. Cette distinction nous honore évidemment puisque cette cuvée est le résultat de notre travail bio en vigne avec l’utilisation d’un minimum de cuivre (année 2010, 400g cuivre métal/ha/an), de nos faibles rendements, de nos vendanges manuelles et de nos vinifications innovantes. Voir nos méthodes de culture bio.

 

Auteur: GS

 

 

Gamay, AOC Savoie

contre etiquette gamay

Contre étiquette Gamay AOC Savoie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diminution, voire suppression du cuivre en viticulture

Nous sommes en culture biologique depuis une dizaine d’années, et sommes aussi conscients que l’utilisation du cuivre représente un gros problème toxicologique car il s’accumule et contamine les sols en tuant sa faune. C’est un grave problème pour la culture biologique car cet élément toxique y est toléré et pour le moment aucune autre substance « naturelle » ne peut efficacement le remplacer, mis à part les fongicides de synthèse (interdits en bio), mais biodégradable à terme.

Très beau monocristal de sulfate de cuivre

Depuis plus de trois ans, le DVH effectue des recherches scientifiques sur une alternative à l’utilisation du cuivre afin de préserver la faune de ses sols. En effet, un sol riche avec une grande biodiversité (bactéries, mycorhizes, vers de terre, etc) produit des plantes plus robustes et plus aromatiques. Pour plus d’information sur la biologie du sol, voir notre cours sur la biologie du sol. La stratégie utilisée est un traitement des bois en hiver, un enherbement total et des traitements (6-7) avec des produits qui ne nécessitent aucune autorisation spéciale, tous agréés en bio. La préparation de ces traitements nécessite un savoir-faire que nous mettons encore au point.

Cette stratégie a permis en 2009 et en 2010 de n’utiliser que 300 g de cuivre métal/ha/an. En 2011, aucune molécule de cuivre n’a été utilisée. L’agriculture biologique européenne (France comprise) autorise l’utilisation de max 6000 g de cuivre métal/ha/an ! Nous continuons nos recherches pour affiner et valider notre procédure.

Comme vous le savez, le DVH a été retenu comme ferme de référence dans le cadre du plan gouvernemental ECOPHYTO 2018 qui a pour but de réduire de 50% d’ici 10 ans l’utilisation des pesticides (biologiques et de synthèse) car avec 3 % de la surface agricole utile, la viticulture française utilise 20 % des quantités de pesticides vendues en France. Ainsi, nous faisons partie d’un réseau d’acquisition de données pour cette étude, dont le référent et contrôleur local est M. Sébastien Cortel de la Chambre d’Agriculture de Savoie.

Comme en 2010, le DVH est à nouveau champion de la région Rhône-Alpes dans la diminution des intrants avec un indicateur de fréquence des traitements phytosanitaires, IFT, égal à zéro ! Ce résultat s’explique par l’utilisation de produits sans spécification phytosanitaire, c’est-à-dire de produits doux.

Voir aussi notre charte écologique.

Auteur : GS

Notion de « terroir »

Voici mes réflexions sur la notion de terroir (géologique), et l’assertion que « sans grand terroir il n’est aucun grand vin« .

En matière de vin, je ne suis qu’un novice puisque je n’ai commencé qu’en 2003 avec 1400m2 de molette, cépage rare savoyard. Actuellement, je dirige une structure, le DVH, qui cultive et vinifie 3 ha de vigne en culture biologique, totalement enherbés, et 7 mono-cépages différents selon le concept de « Garage Wine ». En plus, on est en Savoie où la notion de grands vins est plutôt exceptionnelle. Par contre, la minéralité due aux Alpes y est dominante !!!

Je m’y connais assez bien en biochimie des fermentations et en biologie végétale car biochimiste de formation et ancien maître de conférence à l’université de Genève, j’ai passé une grande partie de ma vie dans la recherche. Je continue d’en faire en cave et surtout dans notre vignoble, en quelque sorte mon nouveau laboratoire.

 

En tant que vigneron savoyard bio, j’ai assez rapidement compris qu’en cave, il serait prétentieux de faire de grandes innovations, car le vigneron a pratiquement tous les outils (osmose, filtrations, dialyse, contrôle des températures, etc.), et les auxiliaires de fabrication (collages, contrôle du pH, correction des mauvais goûts, bois barrique ou copeaux, etc.) pour faire un « bon » vin à partir d’un vin à problème.

 

J’ai aussi rapidement réalisé que pour apporter des améliorations significatives dans les vins, il fallait plutôt travailler sur l’amélioration de la qualité du raisin (méthodes de culture, maturité, état sanitaire et sélection de clones) car à ce niveau rien n’a été fait de spectaculaire depuis le début du XX ème siècle si ce n’est des améliorations de techniques viticoles, évidemment nécessaires, pour alléger le travail manuel du vigneron. En fait, le vieil adage qui dit que le bon vin se fait dans la vigne et pas dans la cave, est toujours d’actualité. C’est d’ailleurs l’épitaphe du DVH.

Qui dit qualité du raisin, dit un peu terroir évidemment, puisque la vigne pousse dans la terre, mais surtout pratique vinicole. Or on ne s’en rend pas compte, mais la surface des racines d’une plante est considérablement plus grande (100 x plus !) que la surface du feuillage que l’on voit. Et pourtant le vigneron ne s’occupe que de la partie émergée de cet iceberg (travail en vert , fumure et travail du sol). Quel gâchis pour la « minéralité » ! De plus, autour des micro-racines (les poils absorbants), une myriade de bactéries et de filaments de champignons (les mycorhizes) dissout la roche par la sécrétion d’acides organiques et aide la plante à absorber ses nutriments ainsi que l’eau. En retour, la plante stimule, par son exsudat racinaire et notamment par des sucres, la vie très active de la rhizosphère.

 

Cours sur le sol, diapo 28

C’est la notion de terroir pur qui est décrite ci-dessus, pour autant que le vigneron ne vienne pas modifier « le terroir » par des apports de fumures importantes qui modifieraient alors la composition minérale et biologique du sol. Or en règle générale, la vigne est plantée dans des terrains pauvres, et pour qu’elle puisse croître et produire du raisin, le viticulteur met ce qu’il faut. Et pour être sûr, il en met plus ! La notion de terroir s’étend donc jusqu’aux pratiques agricoles, mettant à mal le concept « d’une terre un vin » cher à la Bourgogne.

Il est établi que les sols des vignobles de France et d’ailleurs regorgent d’engrais. Ils sont beaucoup trop riches en général. Ces excès de N,P,K tuent ou réduisent considérablement l’activité de la rhizosphère, qui n’est plus indispensable. Cette culture, en excès d’engrais, est similaire aux méthodes de la culture hydroponique (le sol n’est qu’un support physique pour l’ancrage de la plante, l’homme apportant ce dont la plante a besoin). On amène tout à la plante pour que celle-ci ne fabrique que du fruit et le minimum de feuilles et ne gaspille pas son énergie à autre chose. Evidemment cette plante est fragile, moins aromatique, et contient beaucoup d’eau, donc peu de matière sèche dans les moûts. Elle nécessite en outre beaucoup de soins en traitements phytosanitaires.

La science de la biologie végétale nous enseigne que dans une plante, les racines superficielles sont les plus importantes pour son développement, car elles servent à capter les sels minéraux nécessaires à leur développement et fournis par la terre végétale. Ce qui est en accord avec l’activité biologique du sol, qui est majeure en surface en raison de la présence d’oxygène et de la grande quantité de matière organique.

La fonction des racines en profondeur servant essentiellement à la captation de l’eau. De plus, la vie dans le sol suit scrupuleusement le gradient en oxygène tracé par les va-et-vient des vers de terre (s’il y en a encore !). Les labours qui n’ont pas de justification dans les cultures pérennes vont évidemment détruire à la fois les racines superficielles et le réseau des filaments mycéliens des mycorhizes, et donc amoindrir la captation minérale spécifique et locale (terroir). Mais peu importe, le sol regorge de nutriments apportés avec zèle par le vigneron, et on reste toujours en culture hydroponique.

Les traitements phytosanitaires (fongicides, herbicides, pesticides, bio ou pas) vont aussi influencer considérablement la vie du sol indispensable à la vie d’une plante saine et robuste. En effet, les fongicides systémiques vont détruire la rhizosphère, mère de la « minéralité », et les herbicides et autres pesticides vont impacter dramatiquement la vie du sol qui représente quand même plusieurs tonnes de matière vivante par ha dans un sol sain. Les traitements phytosanitaires sont certes efficaces contre les parasites, mais affaiblissent aussi l’état général de la plante, comme le fait un médicament sur notre état général.

En résumé, la géologie a certes une influence sur la qualité des raisins et des vins, mais il me semble que les pratiques viticoles individuelles sont beaucoup plus impactantes. Ceci expliquerait bien que dans un même terroir viticole (même géologie) plus il y a de vignerons et plus il y a de vins. Ce qui me rassure en quelque sorte !

Pour plus de détails sur la biologie du sol (racines, faune, enherbement et non-labour), vous pouvez consulter mon cours sur la biologie du sol sur notre site internet à partir de la diapositive 24: www.domainedevens.com/le_sol.pdf

Dans certaines régions, la notion émotionnelle de terroir y est plus forte qu’ailleurs ce qui permet de dire que ces régions sont plus aptes à produire de meilleurs vins qu’ailleurs. Le Bordelais, la Bourgogne en sont des exemples types. Mais soyons humbles, la vigne comme toutes les plantes, est régie par les règles de la biologie végétale.

La notion de terroir ne serait-elle que conjoncturelle ?

Georges Siegenthaler

Article publié le 09.12.2011 dans : Terroir/terroiristes/terroirisme des forum de la LPV

Jean-Pierre Coffe apprécie les vins du DVH

Jean-Pierre Coffe et Jean-Marie Loriaud au stand du DVH

Lors du Salon de la Gourmandise organisé par le Rotary Club d’Epinal les 19-20 novembre 2011 à Epinal, le célèbre Jean-Pierre Coffe, qui a écrit de nombreux livres spécialisés et animé beaucoup d’émissions radio et télévision sur le vin,  a passé à notre stand pour déguster nos vins et discuter avec Jean-Marie Loriaud sur le concept du DVH, nos méthodes de vinification innovantes et nos essais de culture biologique sans utilisation de cuivre. La discussion a été chaleureuse et intéressante.

Et nous sommes bien sûr flattés qu’il ait trouvé nos vins excellents; il est reparti avec plusieurs cartons de  mondeuse 2010, d’altesse ou roussette 2010 et d’aligoté 2010.

La photo ci-contre montre Jean-Pierre Coffe lisant notre dépliant et Jean-Marie Loriaud, très attentif.

Pour voir le site internet de Jean-Pierre Coffe (recettes, adresses,jardinage, etc) cliquez ici.

 

 

Auteur:GS

Vins du pays de Savoie produit par le DVH, cépages mondeuse, gamay, pinot noir, altesse, roussette, molette, jacquère, aligoté.
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